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Chapitre 3 : Observer

Pour commencer cette aventure de la découverte de soi, il semble tout d'abord nécessaire de se pencher sur les schémas de pensées et les croyances conditionnées que contient le mental humain. S'attaquer d'abord à la compréhension des subtilités du mental, c'est ce qui semble le plus facile, le plus évident, mais c'est aussi le plus efficace. Si vous ne vous connaissez pas et ne pouvez reconnaître les créations de votre propre mental, comment pouvez-vous changer ? Comment quoi que ce soit peut-il changer ? Sans cette connaissance de vous-même, vous êtes prisonnier de vos pensées, de vos croyances et de vos valeurs limitatives. A tout moment, si vous ne vous sentez pas clairement satisfait ou en paix, vous pouvez en déduire que votre mental a créé cette situation. Rien à l'extérieur de vous n'a le réel pouvoir de vous atteindre. Ce sont vos pensées et vos réactions face à un événement extérieur qui créent l'effet indésirable.

Avec une meilleure compréhension de votre propre mental, vous identifierez plus facilement ses tours et astuces, ses arguments convaincants et ses idées sur la façon dont le monde devrait fonctionner. Votre mental croit que si les choses se passaient selon votre appréhension de ce qui est juste, alors tout serait parfait. Il n'en est rien. C'est le jeu que votre mental utilise pour que vous continuiez à résister à ce qui est. C'est essentiellement une construction, dont le but est de vous donner ce sentiment que vous avez raison, et que vous savez ce qui est le mieux. Votre mental adore avoir raison, il tire de la satisfaction de son complexe de supériorité. Tout mental humain d'adulte a un complexe de supériorité, qui exigera toute votre attention pour le faire disparaître. Cette construction, comme d'autres créations de votre pensée que vous avez pu observer, n'est qu'une vaine tentative pour que vous vous sentiez complet. Le mental n'a jamais été conçu pour atteindre cet objectif, car cette aspiration à la complétude est l'appel de votre moi profond à regarder en vous.

Sans observer le fonctionnement de votre mental et tout ce qui en découle, il y a peu de chance d'atteindre la connaissance de soi. Vous continuerez à être prisonnier de vos pensées et esclave du mental. Soit c'est vous qui prenez les rênes soit c'est votre mode de penser conditionné. A tout moment, vous avez le choix de vous relier à vos croyances subjectives et pensées personnelles, avec le monde et tous ses événements, ou de simplement vous ouvrir à ce qui se présente. Il n'y a pas de demi-mesure, pas de point de vue intermédiaire : chaque moment apporte une nouvelle chance.

Peut-être, avez-vous observé votre mental depuis un certain temps, ou alors, vous en êtes juste au commen­cement. L'observer de la sorte développe une conscience, dans laquelle vous pouvez voir naître et mourir les pensées sans vous identifier à elles, ni adhérer aux histoires qu'elles présentent, comme si ces dernières étaient pure vérité. Cela vous permet donc de vivre en regardant le mental d'une façon impartiale, sans le défendre. Vous pouvez au contraire voir tout l'humour de la situation, tant les pensées peuvent être folles, et c'est alors que l'appel de l'éveil commence à résonner, l'éveil de cet état de rêve où l'on croit aux pensées, ce sont ses premiers soubresauts : un autre niveau de conscience vous est maintenant accessible.

Si vous pouvez reconnaître que vous pensez, et observer le fait d'avoir une pensée, qui donc est l'observateur ? Qui observe votre mental ? La plupart du temps si vous êtes honnête avec vous-même, vous êtes complètement absorbé par ce que vous voyez, ce qui se passe dans le monde, au travail, à la maison. Vous êtes dans le monde de votre mental, regardant et réagissant en symbiose avec lui, comme si vous étiez lui. Habituellement, il n'y a aucune objectivité. S'il peut paraître que la vie absorbe tout, le fait est que votre mental lui vous a accaparé. La vie est parfois très prenante, calme à d'autres moments, stressante le plus souvent, et toutes ces idées sur la vie sont la création du mental. La vie n'est rien de tout cela, toutefois votre mental interprète et juge la vie de cette manière, il dispose ainsi d'un très grand volume de croyances, d'idées et de matériel à aimer ou non. Le mental juge et réagit émotionnellement. Il décide qu'il y a trop de pression et crée du stress, pensant que cela peut vous aider à bouger et répondre plus rapidement. Toutefois le chemin optimal pour gérer les événements quotidiens, c'est la ges­tion de vous-même. Prenez du recul face à l'interprétation de votre mental de tout ce qui peut se passer près de vous. Regardez d'un point de vue objectif sans engager le mental. Vous n'interpréterez donc pas les événements à un niveau personnel, vous serez de ce fait plus présent et clairement disponible face à ce qui se passe réellement. Le changement se fait du personnel vers l'impersonnel. Au lieu de considérer que les événements vous arrivent « à vous », au lieu de les prendre personnellement, ils arrivent tout simplement. Tout se passe autour de vous, votre rapport avec les événements peut être impersonnel et rien ne vous arrive. Vous remarquerez très vite un ordre simple et naturel pour chaque chose, et cela même, lors de situations stressantes.

Aucune circonstance de vie ne nécessite jamais que le mental soit identifié. Chaque situation suit un rythme et un ordre établi. La conscience le voit, mais généralement pas le mental pensant. Il n'en a pas la capacité. Les décisions sont prises sans lui. S'asseoir au calme apporte des réponses en son temps, avec patience et en toute tranquillité, une direction sera donnée de l'intérieur. Votre mental utilise de nombreuses accroches pour rester maître de votre journée, il ne cèdera pas facilement. C'est pourquoi voir le monde à travers les yeux de l'observateur objectif est une pratique nécessaire, qui réclame au début une grande application.

Ne pas utiliser le mental pour s'identifier avec les pensées qu'il présente, met fin à la souffrance et apporte un grand soulagement. Cela ne veut pas dire que vous allez devenir stupide et être déconnecté des événements quotidiens. Au contraire l'expérience se déploie dans une objectivité claire, accessible à chaque instant. Le déroulement de ce qui est n'est pas dérangé par l'idée personnelle que les choses devraient être différentes. Le simple fait d'être libre de cette pensée garantit une immunité contre des attitudes comme la rigidité, l'obstination et l'autosuffisance. Seul un changement de point de vue a été nécessaire pour ôter une program­mation égotiste. Arrêtez de croire que les événements ne se rapportent qu'à vous ! Lâchez le lien mental entre qui, ou ce que vous êtes, et la vie quotidienne ! Laissez votre attention se poser sur ce qui se passe et non sur la peur de l'impact que cela pourrait avoir sur vous ! Ce regard est celui de l'observateur de votre mental personnel.

Cet observateur est impartial et honnête. Si vous croyez ne l'avoir jamais expérimenté, pouvez-vous imaginer que vous êtes face à vous-même, vous regardant en train de lire ce livre ? Allez-y : tenez vous là dans votre imagination et regardez, observez cette personne : vous-même, en train de lire. Ressentez la part de l'observateur en vous qui regarde. Et alors que vous vous tenez là, observez sans sentiment, ni émotions, regardez simplement en toute tranquillité. Si vous pouvez le faire, vous avez ressenti le fonctionnement de l'observateur — sans réaction. Avez-vous remarqué l'absence de pensée lorsque vous observiez ? L'observateur ne pense pas, il n'en a pas besoin. L'observateur sait sans savoir qu'il sait. Il sait comment gérer une crise, il sait et voit ce qui est le mieux, d'une façon tout-à-fait impartiale, il a la sagesse bien au-delà des élucubrations d'un mental perclus de doutes.

Dans cet exemple votre observateur remarque ce qui est, rien de plus. Nous ne sommes toutefois, pas compartimentés de la sorte et l'observateur doit fonctionner en vous et regarder la vie à travers vos yeux. Il n'a pas la réserve de pensées conditionnées que le mental possède et il a accès à bien plus. Il a l'intuition et la sagesse, il est détendu et suit ce qui est. Il sait que rien dans la vie ne peut vous ébranler, il ne connaît pas la peur. Par contre, le mental qui s'identifie, pense qu'un grand nombre de choses dans la vie peuvent vous arriver et il le redoute. L'observateur est un point d'ouverture vers une partie de vous beaucoup plus profonde. C'est le point d'accès en vous vers l'infini et même au-delà du vous infini.

Bien sûr l'observateur est le mental aussi, mais il ne s'identifie pas aux choses, aux personnes, aux événements ou aux histoires. Il est dit que l'observateur est « JE SUIS » ce qui offre une compréhension claire que l'observateur existe, mais ne s'identifie pas avec une forme ou un état. L'observateur, le JE SUIS est sans forme. Il est infini et en polarité en de nombreux points avec le mental pensant. Il présente un équilibre, de manière à ce que nous puissions voir l'un et l'autre état, et apprécier les deux lorsqu'ils faci­litent l'expérience par contraste. Le JE SUIS est le vide, l'espace, et de l'espace naît la forme et les objets. En d'autres termes, l'observateur, le JE SUIS, est le créateur de tout ce qui peut être créé. Toutefois le JE SUIS n'est pas l'état ultime, mais un lieu de repos, d'être, d'absence de mental et de temps. La nature de JE SUIS est sacrée, ne contient rien et ne peut être pervertie. JE SUIS n'a aucun sens de la séparation. Unité sacrée avec tout ; le sens de l'Un peut être expérimenté à ce niveau de conscience.

Beaucoup atteignent cet état par la méditation, puisque son accès requiert de lâcher l'investissement dans les pensées et un mental calme. On peut, par la pratique, retrouver à volonté cet état de conscience. Cependant vous serez amené à le quitter, comme tout état de conscience que l'on peut atteindre avec le mental, même si c'est pour un état de non mental, lorsque l'identification au mental et au corps réclamera davantage d'attention.

Se reposer dans le JE SUIS est souvent considéré comme une expérience spirituelle. Beaucoup sortent de ces expériences avec l'envie de raconter l'histoire de ce qu'ils ont vécu. L'identification prend alors le dessus et ce qui m'est arrivé devient plus important, que vivre dans cet état d'être et de non mental. Ce n'est pas qu'un état de conscience est intrinsèquement meilleur qu'un autre. Ils sont différents, et offrent ensemble des possibilités à expérimenter. Lorsque vous regardez le monde avec le mental identifié, tout change en permanence. Un contraste est clairement défini entre le plaisir et la peine. En regardant du JE SUIS, tout est vu objectivement avec un très grand calme. C'est pourquoi JE SUIS est parfois appelé énergie universelle ou principe premier.

Il est donc inévitable de revoir le rôle du mental, et vous seul pouvez le faire, car votre mental pensant est quelque chose de subjectif et les pensées qu'il entretient sont votre responsabilité. Vous seul avez accès au fonctionnement de votre mental. Ce qui semble évident sur une plus grande échelle, c'est que le mental, si admirable, est une ressource inestimable pour chaque être humain. C'est un instrument clé pour nous faciliter la vie. Le mental humain cherche toujours quelque chose, que ce soit un but, un sens, une information, une affirmation. Chez certains, il désire en permanence, l'activité, la distraction et la stimulation. S'il n'est pas dompté et compris dans son fonctionnement et ses limites, il contrôlera de nombreux aspects de votre vie. Il a une utilité immense, mais limitée de par sa nature et sa fonction finie. Dans l'ensemble, il accumule connaissances et informations toujours à partir d'un autre mental. Sa nature est de douter, il cherche donc constamment des informations, les dissèque, les analyse, et avant peu en recherche de nouvelles. Il recycle en permanence des concepts dans un circuit très limité. Cela commence à changer, lorsque l'on passe du regard tourné vers l'extérieur à un focus interne. Être moins intéressé par ce que le monde des formes propose, et chercher à trouver des réponses satisfaisantes sont à l'origine de ce volte-face.

Ce qui sous-tend toutes les fonctions du mental, c'est sa perception et son acceptation du concept de séparation. Lorsqu'il s'identifie avec une chose, il en rejette automatiquement une autre, d'où la séparation. Le mental humain voit le monde d'une façon dualiste et séparée. Il croit que je suis moi et que vous êtes vous, et que nous sommes des êtres humains séparés à tous niveaux. Le mental prétend que certaines choses sont bonnes, tandis que d'autres sont mauvaises, que le bien existe tout comme le mal. Le jugement domine toujours, et dès qu'il y a jugement, il y a séparation. Le mental a une vision dualiste du monde, il est subjectif et réactif. Il utilise les expériences de la vie pour vous nourrir d'une certaine connaissance et d'une compréhension limitée qui aide grandement dans la vie quotidienne. Toutefois, si le mental cède au non mental, et si l'observateur calme retient votre attention, vous réussirez au moins aussi bien qu'un jour normal.

Votre mental a une nature compétitive, il cherche ainsi toujours à évaluer comment vous allez émotionnellement, physiquement, intellectuellement et même spirituellement, en vous comparant aux autres. Il a l'esprit de compétition par nature, et la compétition n'est possible que lorsque l'unité n'est pas perçue. L'unité est un concept qui est connu et compris par l'observateur, il n'est donc pas nécessaire de retourner votre mental pour lui enseigner de nouveaux concepts. Mieux vaut dissoudre et retirer des concepts existants à chaque opportunité. L'interpénétration de toutes choses n'a souvent que peu de sens pour les personnes qui n'engagent pas leur observateur consciemment. Souvent les gens me disent qu'ils entendent « Tout est un » comme une théorie, et n'en ressentent pas la véracité. Lorsque vous pratiquez et êtes dans l'état de conscience de l'observateur impersonnel, l'unité de toute chose est parfaitement évidente. Ce concept d'unité, toutefois, ne peut jamais être réellement saisi par le mental, car le mental base toutes ses croyances sur la réalité de la séparation. Une fois que vous avez expérimenté et ressenti le sans forme, le mental abdique face à la plus grande sagesse et connaissance de l'observateur. Le mental pense et l'observateur sait. Ainsi une clé, à ce point, est de savoir quand utiliser votre mental pensant, et quand engager le soi observateur, le premier étant utile pour toute planification et application pratique spécifique. Une autre clé est d'être responsable et de vous gérer, au point de vous rappeler de lâcher votre intérêt permanent dans les pensées, et d'abandonner votre mental résistant à l'unité et l'ordre divin toujours présent. Acquérir une connaissance de soi vous donnera la sagesse et l'aptitude pour sortir de l'identification grossière avec le mental.

Si vous n'êtes pas conscient de votre capacité à observer, vous ne verrez pas l'action de votre mental séparé. Le mental a de nombreux aspects. Il est logique, créatif et stratégique, mais dans une perspective d'évolution et de développement, la part conditionnée de notre façon de penser est ce qui nous pose le plus de problèmes à ce point. L'extrême identification avec le mental a induit de nombreuses souffrances dans le monde, depuis les guerres jusqu'aux famines. Les croyances de séparation nient l'unité, qui sous-tend tous les citoyens de la planète. Le mental remarque seulement la différence, et recherche toujours à acquérir plus. Son souci principal, c'est avoir ou ne pas avoir. S'il a plus ou s'il a atteint des objectifs plus grands, il croit qu'il aura plus de pouvoir et sera donc au final plus heureux. A travers les âges, ce type de pensées a contribué largement à la distribution actuelle des richesses dans le monde, le mental identifiant richesse et pouvoir.

Tant que le mental ne sera pas compris et géré, il y aura des guerres, tant que les chefs de gouvernement n'apprendront pas comment fonctionner à partir de l'observateur, l'histoire se répètera. Les politiques et les médias sont très étroitement liés, et tant que la paix intérieure ne devient pas l'expérience familière et désirée du public, les troubles et agitations passeront devant toute histoire de paix, et feront vendre bien davantage.

Alors que l'importance de gérer le mental est un concept aussi ancien que l'humanité, on le trouve seulement maintenant dans le cadre du développement personnel ou spirituel. Nous n'avons pas encore de modèle dans l'édu­cation ou la santé pour apprendre quand et comment utiliser le mental. Sans une direction appropriée, nous utilisons mal et abusons de cette faculté. C'est la cause première de toutes les souffrances. Parce que le mental humain est surévalué en terme de capacité et d'aptitude, et qu'il n'a eu que peu ou pas de direction impersonnelle, la société contemporaine prime très largement un mental brillant. En soi, on peut le comprendre, toutefois, il semble en découler que le mental fournit toutes les réponses. Ce n'est pas possible : il est seulement un outil. Le mental humain est un instrument à utiliser lorsque nécessaire, et à mettre de côté le reste du temps. C'est un outil comme un autre. Comme le corps physique, c'est une ressource à préserver et respecter, à garder alerte et en bonne santé. Ainsi le mental peut être considéré comme une partie de ce que nous sommes : ses limites seront mieux comprises et sa gestion peut sérieusement commencer. Votre mental fut créé pour vous servir, et non pour être votre maître.

Il est sage d'avoir une patience illimitée et une grande tolérance envers lui, car son fonctionnement est magnifique. Certains ont tendance à juger leur mental, les histoires qu'il fabrique, les réponses émotionnelles qui viennent si rapidement et peuvent vous attraper dans la saga d'un drame personnel. Lorsque vous jugez le mental, vous n'êtes plus dans l'observation. Si vous observez, il n'y a plus de réaction aux facéties de votre mental. Le problème, ce n'est pas lui, c'est l'identification avec les pensées qui créent la souffrance. Chaque être humain s'exprime grâce au mental personnel jusqu'à ce qu'il ne lui soit plus utile. Le jugement du mental est une autre facette du drame personnel. Toutes les expériences de l'humanité sont des étapes sur le chemin de l'évolution. Il n'y a que le chemin et sans le mental nous ne pouvons pas expérimenter.

Considérons ces questions, en nous connectant avec l'observateur, ne serait-ce que pour un bref instant de non identification avec les pensées : Serait-il possible que mon observateur soit différent du vôtre ? A-t-il des qualités que mon observateur n'a pas ? Si mon observateur rencontrait le vôtre, de quoi parleraient-ils ? Se considéraient-ils comme deux entités séparées pour commencer ? Existe-t-il un « je » et un « vous » au royaume des observateurs ? Si vous êtes dans l'état de l'observateur maintenant, et que vous avez abandonné tout intérêt dans l'activité mentale, et si quelqu'un d'autre médite, parvenant au même état d'observation, alors sûrement il n'y aurait qu'un seul état de conscience : JE SUIS que vous expérimenteriez tous les deux en cet instant.

Le désir de faire la différence dans la vie des autres ou de la planète constitue la motivation principale de la vie de nombreuses personnes. Comme chaque chose, cela a sa place et prend part à l'expression d'un schéma plus large. Faire la différence est une motivation mentale. Elle n'existe que par la croyance que les choses ne sont pas bien telles qu'elles sont, et qu'un travail s'avère nécessaire pour les améliorer. Tout est parfait, tout se déploie naturellement. Cela, l'observateur le sait. Le mental joue un rôle inestimable dans la motivation des personnes à entreprendre des actions d'une grande utilité et efficacité dans le monde. Si faire la dif­férence est ce qui résonne pour la personne qui entreprend ce travail, qu'il en soit ainsi. Il est important de remarquer cependant, que l'origine de la motivation, dans ce cas, est l'histoire personnelle. A d'autres moments, des actions sont entreprises, dont l'origine de la motivation n'est pas le mental. Les résultats à tous niveaux sont alors toujours nettement plus performants. Ce sont des manières différentes d'opérer dans le monde, toutes deux ont leur efficacité, la première porte seulement les limites d'une référence personnelle.

Le mental pensant recherche toujours un but, un objectif, mais en réalité, il n'y en a pas. La vie n'a pas de finalité, pas plus que la création. Le mental recherche un objectif, car il veut trouver un sens. Peut-être trouvera-t-il une ou deux ambitions ou aspirations significatives durant votre vie. Toutefois, à plus ou moins brève échéance, ces motivations s'avèreront manquer de profondeur et une nouvelle soif de sens apparaîtra. L'idée même de finalité est la recherche par le mental d'une réponse là, où il n'y en a pas. Il n'existe pas de réponse au pourquoi, mais ce qui existe, c'est l'utilité. Être utile peut servir les plus grandes causes, si votre mental cherche des raisons pour vivre et agir. Être utile à vous-même, aux autres, à la planète, c'est la motivation à ce point. Il existe de nombreuses manières de se rendre utile, vous avez la liberté et le privilège de choisir de quelle façon vous l'apprécierez le plus. Ce n'est pas qu'être utile est une bonne ou une mauvaise chose en soi, mais simplement pourquoi pas l'être ?


Source : http://fr.sages.wikia.com/

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