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Namkhai Norbu - Le cycle du jour et de la nuit

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Hommage au Maître !

  1. Je rends hommage avec la plus grande dévo­tion de mon corps, de ma voix et de mon esprit à tous les maîtres de la lignée dzogchen, à commencer par Changchoub Dorjé, qui incarne toutes les familles de bouddha, ainsi que Ourgyen Tendzin et Dorjé Pal­drôn.
  2. Le bouddha primordial Samantabhadra et le glorieux Vajrasattva ont transmis à Garab Dorjé, le maître suprême, la méthode qui permet de progres­ser sur la voie de l'essence de l'atiyoga. Désireux d'éclaircir quelque peu le nectar de ces enseigne­ments, je prie les dakinis de m'en accorder la permis­sion.
  3. Nous devrions constamment entraîner nos esprits au quadruple changement d'attitude, et ne jamais nous départir de ce yoga qui nous rend conscients du fait que notre présence en tant que telle n'est autre que notre maître véritable. La racine de la pratique consiste à persévérer dans cette pré­sence d'esprit, attentive et libre de distraction, que nous soyons en train de manger, ou simplement assis, ou bien que nous marchions, et même lorsque nous dormons.
  4. Pour ce qui est du jour et de la nuit, il existe pour sûr une pratique principale quotidienne qui opère en formant un cycle perpétuel. La pratique du jour concerne les activités des trois moments (man­ger, être assis et marcher), et comporte trois thèmes : comprendre, stabiliser, et progresser.
  5. Il faut en premier lieu comprendre ce qu'on n'a pas encore compris : que toutes ces choses que nous pouvons voir ou entendre, absolument toutes, sont autant d'images fausses en dépit de leur diver­sité, et nous pouvons conclure de façon décisive que ces phénomènes ne sont que le déploiement magique de l'esprit.
  6. La nature de l'esprit est vide depuis le tout début, et non soumise à un moi. Elle n'a rien de concret, et son apparence, pure clarté lumineuse, est indéfectible (et ne s'interrompt jamais), comme la lune qui peut se refléter sur toutes les surfaces d'eau. Voici l'ultime pure présence de la sagesse première au sein de laquelle le vide et la clarté ne forment aucune dualité. Cette sagesse première est d'elle-même parfaite, naturellement et spontanément : voilà ce qu'il faut comprendre.
  7. Quand on reconnaît que les apparences (exté­rieures) ne sont que des ornements (ou des embel­lissements) de la réelle condition d'existence, les per­ceptions des six agrégats sensoriels, détendus et alertes, s'autolibèrent en retrouvant leur condition originaire (dès qu'elles surgissent). Comme nous reconnaissons encore que cette pure présence n'est autre que la sagesse première en tant que telle, les manifestations de nos passions et de nos empreintes karmiques s'autolibèrent en retrouvant leur condi­tion originaire (dès qu'elles surgissent).
  8. Puisqu'on reconnaît que les apparences et la pure présence sont inséparables, les pensées qui s'attachent à la dualité du sujet et de l'objet s'auto­libèrent en retrouvant leur condition originaire (dès qu'elles surgissent). Qui plus est, les méthodes d'autolibération par l'attention nue, d'auto-libération dès émergence et d'autolibération en tant que telle sont les moyens de progresser dans la pratique conformément au but que ce yoga se propose.
  9. La conscience qui surgit au premier instant furtif (du contact sensoriel) est pour sûr cette pure présence s'élevant sans correction (ni modification) et incréée (par quelque cause que ce soit). Cette condition d'existence elle-même, qui transcende les limites du sujet et de l'objet, est la véritable sagesse première spontanée de la pure présence.
  10. Quant à cette pure présence, les trois aspects de l'état de Samantabhadra y figurent réelle­ment au complet : dénuée de toute empreinte kar­mique, son essence, le dharmakâya, est la vacuité; libre de pensées et de concepts, sa nature, le sambhogakâya, est la clarté; dénuée de tous désirs et atta­chements, son énergie, le nirmanakâya, est indéfec­tible (et ne s'interrompt jamais).
  11. A l'instant précis où une telle conscience accède à l'existence, on est entièrement libre des pensées dualistes qui fonctionnent avec un sujet et un objet, et ainsi (les apparences extérieures) sur­gissent comme la manifestation de la clarté sans que les concepts et les jugements n'y prennent part. Les apparences se présentent dans l'état de réelle condi­tion d'existence.
  12. Du fait que cette conscience inconditionnée, naturelle et instantanée retrouve la réelle condition d'existence comme on retrouve sa mère, (nous l'appelons) dharmakâya. Demeurer dans cette condi­tion de pure présence spontanée et parfaite d'elle-même, c'est l'état naturel de la grande perfection.

Source : http://fr.sages.wikia.com/

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