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Ramana Maharshi - Qui suis je

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Il est vrai que Bhagavan autorisait parfois — ou, même, utilisait lui-même — une discussion, un débat mental,
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mais c'était pour convaincre le débutant de l'irréalité du soi individuel, de la personnalité, et ainsi l'inciter s'engager dans la recherche de Soi-même. La discussion proprement dite n'était pas la recherche de Soi-même.


D. : Qui suis-je ? Comment trouver la réponse ?
B. : Posez-vous la question. Le corps (annamayakosha, enveloppe (kosha) du corps (annamaya)) et ses fonctions ne sont pas « Je ». Plus profondément, le mental (manomayakosha, La troisième des cinq enveloppes de la pensée) et ses fonctions ne sont pas « Je ». L'étape suivante amène à se demander : « D'où s'élèvent ces pensées ? » Qu'elles soient spontanées, superficielles ou analytiques, les pensées opèrent dans le mental, Alors, qui a conscience d'elles ? L'existence des pensées, leur claire perception et leur fonctionnement deviennent évidents à l'individu. Cette analyse vous amène à la conclusion que la personnalité individuelle a pour fonction de connaître l'existence des pensées et leurs enchaînements. Cette personnalité individuelle est l'ego, ou, comme disent les gens, « Je ». Vijnanamayakosha (L'intellect) n'est que l'enveloppe du « Je », et non le « Je » lui-même. et poussant plus avant la recherche, se posent les questions suivantes : Quel est ce « Je » ? D'où vient-il ? « Je » n'était pas conscient dans le sommeil. A l'instant même où il surgit le sommeil se change en rêve et en veille. Mais, pour le moment je ne m'occupe pas de l'état de rêve. Qui suis-je maintenant, a l'état de veille ? Si « Je » a eu son origine au sortir du sommeil il était donc alors recouvert d'ignorance. Un « Je » aussi ignorant ne peut être ce dont parlent les Ecritures ou ce qu'affirment le sages : « Je » suis au-delà même du sommeil ; « Je » suis forcément ici et maintenant, ainsi que ce que j'étais aussi tout le temps du sommeil et du rêve, inchangé par les qualités de ces états. « Je » dois donc être le pur substrat sous-jacent à ces trois états (veille, rêve, sommeil), une fois transcendé anandamayakosha.( La dernière enveloppe qui recouvre le Soi, l'enveloppe de béatitude. )


Deux dames parsies d'Ahmedabad s'adressèrent à Bhagavan.

D.: Nous sommes attirées par la spiritualité depuis l'enfance. Nous avons lu plusieurs livres qui traitent de philosophie et le Vedanta nous intéresse. Nous avons donc lu les Upanishad, le Yoga Vasishtha, la Bhagavad Gita, etc. Nous essayons de méditer, mais ne constatons aucun progrès. Nous ne comprenons pas comment il faut s'y prendre pour obtenir des résultats. Pouvez-vous avoir l'obligeance de nous guider vers la Réalisation ?


B. : Comment méditez-vous ?
D.: Je commence par me demander « Qui suis-je ? » et j'élimine le corps comme n'étant pas « Je », la respiration comme n'étant pas « Je », le mental comme n'étant pas « Je », mais je suis incapable d'aller plus loin.


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B. : Eh bien, tout ceci est normal dans la mesure où votre démarche relève du mental. Vous utilisez un procédé purement mental. En fait, tous les textes sacrés ne mentionnent cette méthode que pour orienter le chercheur vers la Vérité. Celle-ci ne peut être indiquée tout de go ; c'est pourquoi on utilise ce procédé mental. Voyez-vous, celui qui élimine le « pas-Je » ne peut éliminer le « Je ». Pour affirmer « Je ne suis pas ceci », ou bien « Je suis Cela », le « Je » est absolument indispensable. Ce « Je » n'est que l'ego ou la pensée-« Je ». Une fois que s'est élevée cette pensée-« Je », les autres pensées surgissent à leur tour. La pensée-« Je » est donc la pensée racine. Si on arrache la racine, tout le reste est arraché en même temps. Par conséquent, cherchez la racine « Je ». Demandez-vous : « Qui suis-je ? » ; découvrez la source du « Je ». Alors tous ces problèmes disparaîtront et, seul, demeurera le pur Soi.


D.: Mais comment procéder ?
B. : Le « Je » est toujours là, que ce soit dans le profond sommeil, dans le rêve, où à l'état de veille. Celui qui dort est le même que celui qui parle à présent. Il y a toujours le sentiment du « Je ». S'il n'en était pas ainsi, il vous faudrait nier votre propre existence. Mais vous ne le faites pas. Vous dites : « Je suis. » Trouvez qui est.


D. : Je ne comprends toujours pas. Vous dites que le « Je » est maintenant le faux « Je ». Que dois-je faire pour éliminer ce faux « Je » ?
B. : Vous n'avez besoin d'éliminer aucun « Je ». Comment « Je » peut-il s'éliminer lui-même ? Tout ce qu'il vous faut faire, c'est rechercher son origine, et vous y maintenir. Votre effort ne peut aller au-delà. Et, alors, l'Au-delà se chargera de lui-même. Dans cette région, vous n'êtes pas en mesure d'agir. Aucun effort ne peut l'atteindre.


D.: Si « Je » suis toujours — ici et maintenant —, pourquoi n'en ai-je pas le sentiment ?
B.: Qui dit que vous n'éprouvez pas cette impression ? Est ce le « Je » réel, ou le faux « Je » ? Posez-vous la question et vous verrez que c'est le faux « Je ». Le faux « Je » constitue l'obstacle qu'il faut enlever de façon à ce que le véritable « Je » cesse d'être caché. Le sentiment « Je n'ai pas réalisé » est l'obstacle à Réalisation. En fait, il est déjà réalisé. Il n'y a rien de plus a réaliser. Si tel était le cas, la réalisation représenterait quelque chose de nouveau, inexistant à ce jour, mais devant advenir dans le futur ; mais tout ce qui est né mourra également. Si la réalisation n'est pas éternelle, elle n'en vaut pas la peine. Ce que nous recherchons n'est donc pas quelque chose qui doit commencer à exister, mais seulement ce qui est éternel et nous est voilé par des obstacles. Nous n'avons qu'à nous débarrasser des entraves. Ce qui est éternel n'est pas reconnu comme tel a cause de l'ignorance. L'ignorance est l'obstacle. Débarrassez vous-en et tout sera parfait. Cette ignorance est identique à la pensée-« Je ». Trouvez sa source et tout disparaîtra.
La pensée-« Je » est tel un esprit qui, bien que subtil, s'élève simultanément avec le corps, s'épanouit avec lui et disparaît en même temps. La conscience du corps n'est pas le bon « Je », Renoncez-y. Vous pouvez y parvenir en cherchant la source du « Je ». Le corps ne dit pas : « Je suis ». C'est vous qui dites : « Je suis le corps ». Découvrez qui est ce « Je ». Recherchez sa source et il disparaîtra.


Source : Ainsi parlait Ramana Maharshi, Arthur Osborne

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