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K : Donc cette idée de paix te rend esclave, cette idée de liberté, d’harmonie, que tu peux arriver à quelque chose, tout cela t’asservit. Et tu travailles très dur, pour tes relations, avec toi-même, avec ton entourage, avec tes parents, et le monde. C’est beaucoup de travail, toujours, toujours … Et moi je suis assis là et je vous dis que ca finira jamais. Ton histoire d’amour avec toi-même n’aura pas de fin. Et donc tu te réaliseras toujours, comme un amoureux qui aime son bien-aimé.

Et tu veux toujours avoir une bonne relation avec toi-même. Mais en essayant d’en avoir une bonne, tu en as en fait une mauvaise, parce que c’est la loi. En essayant d’en avoir une bonne, ca veut dire qu’il y en a une mauvaise, instantanément. Et si tu veux avoir la paix, il doit y avoir la guerre. Donc même l’intention pour la paix est une bonne intention, mais ca confirme qu’il y a quelque chose à faire. C’est vraiment rusé, c’est inévitable.

Parce que cette intention tu ne peux pas t’en débarrasser. Et cette intention, c’est t’aimer toi-même. Parce que tu es tellement amoureux de toi-même que tu ne peux pas en sortir. C’est sans issue. Cet amour te rend esclave de l’amour dans ce sens. Esclave de l’amour, pas mal hein ?

Q : Il y a pourtant de nombreuses personnes qui semblent avoir perdu leur égo, leur identification à cet égo …


K : Mais qui a perdu son identification ?

Q : (Au sujet D’A. Desjardins) Cet homme n’était plus identifié à l’égo, pourtant, il suggérait qu’une démarche soit possible pour rendre les gens plus détendus … plus réceptifs …


K : C’est ce qu’on appelle un enseignant

Q : Ça amène de la confusion car si tout est déjà là … avec des choses bonnes ou mauvaises … ce type de voie est une erreur ?


K : Non, ca fait partie de ta vie quotidienne. Même tes pratiques spirituelles sont une manière de te réaliser. Ça, c’est la méditation, mais ce n’est pas une manière spéciale, c’est comme si la vie méditait sur la vie.

Une méditation identifiée, c’est attendre que quelque chose en sorte. Donc il y a deux façons de méditer :
- méditer avec un méditant, attendre un résultat, un avantage …
- et la méditation impersonnelle, une méditation sans attente …

C’est comme une conscience identifiée attendant quelque chose de ses actions, et ce qu’on appelle conscience cosmique, une action sans attente. Et dans les deux cas il n’y a personne. Il n’y a que la conscience qui se réalise de deux manières différentes et les deux en qualité sont les mêmes. Donc la conscience qui fait l’expérience d’elle-même d’une manière personnelle, ou impersonnelle, ca ne fait aucune différence pour la conscience. Les deux sont possibles.

Q : Donc j’ai laissé tomber tout ca et maintenant, je vais boire des demis au café …


K : Oui, la prochaine gorgée de café est-ce que tu es.
Ça a toujours été ce qui est venu, le prochain, ensuite et ensuite.

Q : Je préfère rester dans la spontanéité …


K : Oui, c’est une préférence

Q : Justement, est-ce qu’il existe quelque chose qui ne soit pas spontané ?


K : Non, même le personnel est spontané. Tu peux même dire, il n’y a rien qui se passe, rien ne vient et rien ne s’en va. Spontané ou non, ce n’est pas la question. Et comme le moment suivant est déjà là avant que tu en fasses l’expérience .. c’est inévitable. Donc le futur n’est pas quelque chose de créé, c’est déjà passé.

C’est donc de moment en moment. Ce moment est un potentiel total pour tous les futurs et les passés. Et tout s’est déjà passé, et rien ne vient quand les choses arrivent, et rien ne part quand les choses s’en vont. Il n’y a qu’un maintenant infini. Le maintenant est le potentiel infini de toutes les réalisations. Et là-dedans, il y a des préférences … C’est aussi inévitable que le reste.

Mais le principal est que personne ne les a. La vie possède tout. Il n’y a jamais eu un possesseur relatif d’une action. Donc il y a un non-faire absolu.

Q : Donc il n’y a personne qui n’ait jamais rien choisi ?


K : Il n’y a jamais eu quelqu’un qui choisisse. Il y a de nombreux choix, mais personne qui choisit.
Donc il y a de nombreuses paroles, mais qui les prononce ? Si tu regardes attentivement celui qui parle, tu ne le trouves pas.

Q : Pour parler de tout cela, dans quelle position êtes-vous ?


K : Ce que je suis change constamment de point de référence. Je n’ai pas de point de référence particulier ? Ça change tout le temps, entre différents points de vue. Ça dépend toujours de la question.
À un niveau personnel, je réponds personnellement. Si c’est impersonnel, je réponds  … Ainsi je n’ai pas de préférence

Toutes les questions sont bonnes ou mauvaises quelles qu’elles soient. Elles n’ont rien à offrir. Aucune n’est meilleure ou pire, mais elles sont simplement différentes. Mais elles font aucune différence pour ce que je suis.
C’est juste des manières différentes de faire l’expérience de ce que je suis.

@ eveiletmoi.fr – Transcription d’une conférence de K. Renz

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