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Sumedho - La conscience de Bouddha

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La conscience de Bouddha

Avec l'esprit, il est possible d'appliquer la même attention ouverte à l'intérieur. Quand vos yeux sont fermés, vous écoutez les voix intérieures qui « parlent » dans la tête. Elles disent : « Je suis ceci... Je ne devrais pas être comme cela. » Vous pouvez utiliser ces voix pour vous guider vers l'espace qui se trouve entre les pensées. Au lieu de faire tout un problème d obsessions et des peurs qui hantent votre esprit, vous pouvez ouvrir votre attention et voir ces obsessions et ces peurs comme des conditions rnentales qui vont et viennent dans l'espace. De cette façon, même une mauvaise pensée peut vous conduire à la vacuité.

Cette manière d'être conscient est très bénéfique car elle permet de mettre fin à la bataille mentale dans laquelle vous tentiez de vous débarrasser des pensées néfastes. Vous pouvez rendre la monnaie de sa pièce au diable Vous savez maintenant que le diable est quelque chose d'impermanent : il apparaît et disparaît dans l'esprit, donc vous n'avez pas à en faire un problème. Les diables et les anges — tout cela, c'est pareil. Avant, vous aviez une mauvaise pensée et vous en faisiez un problème : « Le diable est après moi. Je dois me débarrasser du diable » Maintenant, qu'il s'agisse de se débarrasser du diable ou de s'attacher à des anges, tout est dukkha. Si vous prenez cette position détachée de « conscience de Bouddha » — la claire vision de comment les choses sont réellement — alors tout devient Dhamma. Tout devient la vérité des choses telles qu'elles sont. Vous voyez clairement que toutes les conditions mentales apparaissent et disparaissent, les mauvaises comme les bonnes, les bénéfiques comme les néfastes.

C'est ce que j'entends par « réfléchir » : commencer à prendre conscience de ce qui est. Au lieu d'imaginer comment les choses devraient être, vous vous contentez de voir comment elles sont. Mon but n'est pas de vous dire comment elles sont mais de vous encourager à le découvrir par vous-même. N'allez pas dire : « Ajahn Sumedho a dit que les choses sont comme cela » Je n'essaie pas de vous convaincre d'un point de vue ; j'essaie de vous présenter une autre façon de voir les choses, une façon de réfléchir à votre propre expérience, une façon de connaître votre propre esprit.

Question : Certaines personnes parlent des jhana, des états d'absorption, dans la méditation bouddhique. Que sont-ils et quel rapport ont-ils avec l'attention, la vision pénétrante et la réflexion ?

Reponse :Les jhana aident à développer l'esprit. Chaque jhana est un raffinement de conscience et, tous ensemble, ils apprennent à concentrer l'attention sur des objets de plus en plus fins. Avec l'attention et la réflexion — non la volonté — on devient très conscient de la qualité de ce que l'on fait et du résultat de nos actions. Quand on pratique un jhana après l'autre, on développe la capacité de maintenir une attention soutenue sur des objets de plus en plus subtils. On développe alors une grande habileté dans cette pratique et on fait l'expérience de l'extase qui naît de l'absorption dans des états de conscience très raffinés.

Le Bouddha a recommandé la pratique des jhana en tant que moyen habile mais pas comme une fin en soi. Si on lui permet de devenir une fin en soi, on va s'attacher à ces états subtils et on va souffrir parce qu'une grande partie de notre existence humaine n'a rien de subtil mais est, au contraire, assez grossière.

Par opposition à la pratique des jhana, la méditation vipassana, ou méditation de la vision pénétrante, se concentre sur ce qui est réellement, sur l'impermanence des conditions et la souffrance qui résulte de tout attachement. La méditation vipassana nous enseigne que la voie qui mène à la cessation de la souffrance ne passe pas par un raffinement progressif des états de conscience mais par un total non-attachement envers toute chose, y compris envers le désir de s'absorber dans tout niveau de conscience.

Question : Cela signifie-t-il que la vision pénétrante se porte sur l'esprit qui saisit ?

Réponse : Oui, la vision pénétrante est toujours consciente du résultat de la saisie du mental et développe la Compréhension Juste. Par exemple, la contemplation des Quatre Nobles Vérités nous permet d'avoir la Compréhension Juste, de sorte que l'image de soi et l'auto-satisfaction sont pénétrées de sagesse. Quand la Compréhension Juste est présente, on ne pratique pas les jhana dans une intention égoïste ou une recherche de performance personnelle. On les voit comme moyen habile pour cultiver l'esprit. Les gens se fourvoient quand abordent la méditation avec des notions de performance et de succès. Cela nous ramène toujours au probleme numéro un : L'ignorance, la croyance erronée en un soi, qui se double de desir et d'attachement. Et, de tout cela, il ne ressort que la souffrance.

Source : http://fr.sages.wikia.com/

Sumedho - L'esprit et la Voie

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