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Tolle - L'identification au mental

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Qu'est-ce qui nous empêche le plus de connaître cette réalité ?


      C'est l'identification au « mental », car celle-ci amène la pensée à devenir compulsive. L'inca-
pacité à s'arrêter de penser est une épouvantable affliction. Nous ne nous en rendons pas compte
parce que presque tout le monde en est atteint : nous en venons à la considérer comme normale. Cet
incessant bruit mental vous empêche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indissociable
de l'« Être ». Ce bruit crée également un faux moi érigé par l'ego qui projette une ombre de peur et
de souffrance sur tout. Nous reviendrons plus en détail sur tout cela.
      Le philosophe français Descartes a cru avoir découvert la vérité la plus fondamentale quand il
fit sa célèbre déclaration : « Je pense, donc je suis. » Il venait en fait de formuler l'erreur la plus
fondamentale, celle d'assimiler la pensée à l'être et l'identité à la pensée. Le penseur compulsif,
c'est-à-dire presque tout un chacun, vit dans un état d'apparente division, dans un monde déraison-
nablement complexe où foisonnent perpétuellement problèmes et conflits, un monde qui reflète
l'incessante fragmentation du mental. L'illumination est un état de plénitude, d'unité avec le Tout et
donc de paix. C'est un état d'unité avec la vie sous sa forme manifeste, soit le monde, et avec la vie
sous sa forme non manifeste, c'est-à-dire votre moi. Un état d'unité avec l'être. L'illumination est
non seulement la fin de la souffrance et du perpétuel conflit en soi ou avec le monde extérieur, mais
aussi d'un épouvantable esclavage, celui de l'incessante pensée. C'est une incroyable libération !
      L'identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, d'étiquettes, d'images,
de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation. Cet écran s'interpose
entre vous et vous-même, entre vous et votre prochain, entre vous et la nature, entre vous et le di-
vin. C'est cet écran de pensées qui amène cette illusion de division, l'illusion qu'il y a vous et un
« autre », totalement séparé de vous. Vous oubliez un fait essentiel : derrière le plan des apparences
physiques et de la diversité des formes, vous ne faites qu'un avec tout ce qui est. Et quand je dis
que vous oubliez, je veux dire que vous ne pouvez plus sentir cet état d'unité comme étant une ré-
alité qui coule de source. Il se peut que vous la croyiez vraie, mais vous ne l'appréhendez plus
comme telle. Une croyance peut certes vous réconforter. Par contre, seule l'expérience peut vous
libérer.
      Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées. Par
exemple, il n'y a rien de mal à ce que les cellules du corps se divisent pour se multiplier. Mais lors-
que ce phénomène s'effectue sans aucun égard pour l'organisme dans sa totalité, les cellules prolifè-
rent et la maladie s'installe.
      Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient. Dans le cas contraire, il de-
vient très destructeur. Plus précisément, ce n'est pas tant que vous utilisez mal votre « mental » ;
c'est plutôt qu'en général vous ne vous en servez pas du tout, car c'est lui qui se sert de vous. Et
c'est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C'est cela l'illusion. L'outil a pris pos-
session de vous.
                                                
Je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est vrai que mes pensées sont souvent sans objet, comme chez
la plupart des gens, mais je peux encore décider d'utiliser mon mental pour acquérir ou accomplir
des choses. C'est ce que je fais tout le temps.


      Ce n'est pas parce que vous réussissez à terminer un jeu de mots croisés ou à fabriquer une
bombe atomique que vous savez vous servir de votre mental. Ce dernier aime se faire les dents sur
des problèmes, comme les chiens le font avec les os. Voilà pourquoi il fait des mots croisés et in-
vente des bombes atomiques, alors que vous, l'Être, ne portez intérêt ni à l'un ni à l'autre. Laissez-
moi vous poser les questions suivantes : « Pouvez-vous vous libérer du mental quand vous le vou-
lez ? Avez-vous réussi à trouver l'interrupteur qui le met hors circuit ? »


Vous voulez dire arrêter complètement de penser ? Non, je n'y réussis pas, sauf pour un instant ou
deux.


      Dans ce cas, le mental se sert de vous et vous vous êtes inconsciemment identifié à lui. Par
conséquent, vous ne savez même pas que vous êtes son esclave. C'est un peu comme si vous étiez
possédé sans le savoir et que vous preniez l'entité qui vous possède pour vous. La liberté com-
mence quand vous prenez conscience que vous n'êtes pas cette entité, c'est-à-dire le penseur. En
sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l'instant où vous vous mettez à observer
le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu'il existe
un immense royaume d'intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu'un infime
aspect de cette intelligence. Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes – la
beauté, l'amour, la créativité, la joie, la paix – trouvent leur source au-delà du mental. Et vous
commencez alors à vous éveiller.

Source : http://fr.sages.wikia.com/

Le pouvoir du moment présent. E. Tolle

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